Résidence fiscale en Espagne : quand le fisc vous considère comme résident

Façade du Congrès des Députés à Madrid, siège clé pour comprendre la résidence fiscale en Espagne selon Gestoría G1

S'installer à Majorque, y passer de longues périodes ou y diriger une entreprise peut avoir des conséquences fiscales bien plus importantes qu'il n'y paraît. La résidence fiscale en Espagne ne dépend ni de la nationalité, ni de l'inscription au registre municipal, ni de la volonté du contribuable : elle dépend des critères légaux appliqués par l'Agence Tributaire.

Chez Gestoría G1, cabinet spécialisé en fiscalité, droit des étrangers et conseil aux non-résidents à Majorque, nous aidons les particuliers, les indépendants, les entreprises et les étrangers à déterminer correctement s’ils doivent payer leurs impôts en Espagne en tant que résidents ou non-résidents. Cette différence change complètement les impôts à payer, les formulaires à déposer et les informations que l’administration fiscale peut exiger.

Dans ce guide, nous expliquons quand l'administration fiscale peut vous considérer comme résident fiscal en Espagne, comment les jours sont comptés, ce qui se passe en cas de convention de double imposition, quelles obligations apparaissent lorsque vous devenez résident et quelles erreurs il convient d'éviter avant de recevoir une demande de l'AEAT.

Contenus

Résumé initial : quand êtes-vous résident fiscal en Espagne

Une personne physique peut être considérée comme résidente fiscale en Espagne si elle remplit l'un des critères de l'article 9 de la Loi de l'IRPF : séjourner plus de 183 jours au cours de l'année civile sur le territoire espagnol, avoir en Espagne le centre principal ou la base de ses activités ou intérêts économiques, ou être concernée par la présomption familiale lorsque le conjoint non séparé légalement et les enfants mineurs à charge résident habituellement en Espagne.

Vous ne savez pas si le fisc peut vous considérer comme résident fiscal en Espagne ? Nos experts analysent votre situation en détail et vous donnent une réponse claire, rapide et sans surprises.

Le point clé est que il n'est pas nécessaire de remplir tous les critères à la fois. Il suffit que l'un d'eux soit rempli pour que le fisc puisse soutenir que vous êtes contribuable de l'IRPF et, par conséquent, que vous devez déclarer en Espagne vos revenus mondiaux.

Qu'est-ce que la résidence fiscale et pourquoi est-ce si important

La résidence fiscale est le lien qui détermine dans quel pays vous payez vos impôts en tant que contribuable principal. En Espagne, être résident fiscal implique d'être soumis à l' Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF) pour tous les revenus obtenus dans n'importe quelle partie du monde : salaires, pensions, dividendes, loyers, intérêts, plus-values issues de la vente de biens immobiliers, investissements étrangers ou revenus professionnels.

En revanche, une personne non résidente n'est imposable en Espagne que sur les revenus obtenus sur le territoire espagnol, généralement via l' Impôt sur le Revenu des Non-Résidents (IRNR). Cette différence est considérable pour un étranger possédant un logement à Majorque, un portefeuille d'investissements en Allemagne ou au Royaume-Uni, une entreprise hors d'Espagne et des revenus répartis entre plusieurs pays.

C'est également important car la résidence fiscale active des obligations d'information supplémentaires, comme le Modèle 720 pour certains biens à l'étranger ou le Modèle 721 pour les monnaies virtuelles détenues à l'étranger lorsque les conditions légales sont remplies. Ne pas déclarer correctement peut entraîner des majorations, des intérêts et des sanctions.

Les critères utilisés par l'administration fiscale pour déterminer la résidence fiscale

L'article 9 de la Loi de l'IRPF établit les critères principaux pour déterminer si une personne physique a sa résidence habituelle sur le territoire espagnol. Dans la pratique, les trois blocs analysés par le fisc sont le temps de séjour, les intérêts économiques et la situation familiale.

1. Séjourner plus de 183 jours en Espagne

Le critère le plus connu est celui des 183 jours. Si une personne séjourne en Espagne plus de 183 jours au cours de l'année civile, l'Agence Tributaire peut la considérer comme résident fiscal en Espagne.

Pour ce calcul, on tient compte des jours de présence effective et, en outre, des absences sporadiques, sauf si le contribuable justifie de sa résidence fiscale dans un autre pays. C'est pourquoi il ne suffit pas toujours de montrer des billets d'avion ou de dire que l'on a voyagé fréquemment. L'important est de pouvoir démontrer où l'on résidait fiscalement pendant ces absences.

À Majorque, cette situation est très fréquente. Un citoyen étranger peut venir au printemps, rester tout l'été, retourner quelques semaines dans son pays et revenir à l'automne. Bien que chaque séjour isolé semble temporaire, l'ensemble de l'année peut dépasser le seuil légal.

2. Avoir en Espagne le centre principal des intérêts économiques

Le deuxième critère peut s'appliquer même si les 183 jours ne sont pas dépassés. L'administration fiscale peut également considérer comme résident fiscal en Espagne toute personne qui a ici, directement ou indirectement, le centre principal ou la base de ses activités ou intérêts économiques.

Cela peut se produire lorsque la majeure partie des revenus provient d'une entreprise espagnole, lorsque l'on dirige réellement une entreprise depuis l'Espagne, lorsque les principaux biens immobiliers loués se trouvent ici ou lorsque la gestion effective du patrimoine est réalisée depuis le territoire espagnol.

Ce critère est particulièrement sensible pour les entrepreneurs, consultants, travailleurs indépendants internationaux, dirigeants et propriétaires de plusieurs logements locatifs. Il ne suffit pas d'avoir une adresse fiscale dans un autre pays si la réalité économique démontre que le centre de décision et de génération de revenus se trouve en Espagne.

3. Présomption familiale : conjoint et enfants mineurs en Espagne

La loi présume, sauf preuve contraire, qu'une personne est résidente fiscale en España lorsque son conjoint non séparé légalement et ses enfants mineurs à charge résident habituellement sur le territoire espagnol.

Il s'agit d'une présomption qui admet la preuve contraire, mais qui oblige le contribuable à très bien documenter sa situation. Le certificat de résidence fiscale délivré par un autre État constitue généralement une preuve essentielle, bien que pas toujours suffisante si les faits réels contredisent la résidence déclarée.

Cette hypothèse concerne des profils très courants : un dirigeant qui travaille à l'étranger mais maintient sa famille à Majorque, une personne qui voyage continuellement pour le travail alors que son foyer familial est en Espagne, ou un étranger qui affirme vivre dans son pays d'origine mais a ici sa vie familiale principale.

Comment compter les jours de présence en Espagne

Le calcul des jours est l'un des points qui génère le plus de conflits. L'AEAT peut utiliser des données de vols, mouvements bancaires, consommations, registres administratifs, factures, contrats, rendez-vous médicaux, utilisation de cartes, fournitures ou tout autre indice permettant de reconstruire la présence réelle du contribuable.

Jours de présence effective et absences sporadiques

En règle générale, les jours de présence physique en Espagne sont comptés. De plus, les absences sporadiques peuvent être ajoutées au calcul de la durée de séjour, sauf si le contribuable justifie d'une résidence fiscale dans un autre pays.

C'est pourquoi la planification doit être faite avec des documents, pas seulement avec l'intention. Un agenda personnel, des billets d'avion, des justificatifs d'hébergement, des relevés bancaires et des certificats fiscaux de l'autre pays peuvent être déterminants pour prouver la réalité de la résidence.

Le certificat de résidence fiscale étranger

Le certificat de résidence fiscale délivré par l'autorité fiscale de l'autre pays est l'une des preuves les plus importantes pour démontrer que l'on n'est pas résident fiscal en Espagne. Il doit s'agir d'un certificat fiscal, et non d'un simple certificat d'inscription au registre municipal, d'un permis de séjour, d'un contrat de location ou d'une inscription consulaire.

Néanmoins, le certificat ne doit pas être considéré comme une protection absolue. Si la réalité démontre que la personne vit, travaille, gère son patrimoine ou maintient son centre d'intérêts vitaux en Espagne, l'Agence Tributaire peut contester la résidence déclarée et recourir à la convention de double imposition correspondante.

Conventions de double imposition : que se passe-t-il si deux pays vous considèrent comme résident

Il peut arriver que l'Espagne et un autre pays considèrent simultanément qu'une personne est résident fiscal conformément à leurs propres règles internes. Dans ce cas, les conventions de double imposition entrent en jeu, à condition qu'une convention existe entre les deux États.

Il convient de nuancer un point important : la convention ne remplace pas automatiquement l'article 9 de la loi de l'IRPF. On analyse d'abord la résidence conformément à la législation interne de chaque pays. Si les deux États revendiquent la résidence, la convention applique des règles de départage pour déterminer dans quel État la personne doit être traitée comme résidente aux fins de la convention.

Règles de départage les plus courantes

Les conventions basées sur le Modèle OCDE appliquent généralement les critères de manière successive :

  1. Logement permanent disponible : on analyse dans quel État il dispose d'un logement de manière stable.
  2. Centre des intérêts vitaux : on étudie où se trouvent ses relations personnelles et économiques les plus étroites.
  3. Résidence habituelle : on évalue où il vit le plus fréquemment.
  4. Nationalité : on tient compte de l'État dont il est ressortissant si les critères précédents ne résolvent pas le conflit.
  5. Accord amiable : les autorités compétentes des deux États peuvent résoudre le cas si le doute persiste.

À Majorque, les conventions avec l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, la Suède, la Norvège, les Pays-Bas, la Belgique et d'autres pays comptant une forte présence de résidents ou de propriétaires étrangers sont particulièrement pertinentes. Chaque convention peut avoir des particularités, il ne convient donc pas d'appliquer une règle générique sans examiner le texte concret.

Cas fréquents à Majorque générant des conflits avec le fisc

Le propriétaire étranger qui passe de longues périodes sur l'île

De nombreux propriétaires étrangers achètent un logement à Majorque pour y passer de longues saisons, notamment le printemps, l'été et l'automne. Le risque apparaît lorsque ces séjours s'allongent, se répètent année après année et finissent par dépasser le seuil de séjour ou générer des indices de centre de vie en Espagne.

Le fait de ne pas travailler en Espagne n'élimine pas le risque. Une personne retraitée, rentière ou investisseuse peut également être résidente fiscale si elle passe ici la majeure partie de l'année ou si son centre d'intérêts vitaux se trouve sur le territoire espagnol.

Le nomade numérique qui travaille depuis l'Espagne

Le télétravail a multiplié les cas de personnes vivant à Majorque tout en fournissant des services à des entreprises étrangères. Avoir des clients en dehors de l'Espagne ou percevoir des revenus sur un compte étranger n'empêche pas, en soi, d'être résident fiscal espagnol.

L'autorisation de résidence pour le télétravail international ou les nomades numériques est une figure migratoire, et non une exonération automatique de résidence fiscale. De plus, certains déplacés peuvent étudier s'ils remplissent les conditions du régime spécial des impatriés, mais cette option doit être demandée dans les délais et ne s'applique pas automatiquement.

L'entrepreneur qui part à l'étranger mais maintient la gestion en Espagne

Un autre cas courant est celui de l'entrepreneur qui déclare un changement de résidence à l'étranger, mais continue de diriger une société espagnole, d'assister à des réunions en Espagne, de signer des contrats depuis ce pays ou de maintenir sur le territoire espagnol la gestion effective de l'entreprise.

Dans ces cas, l'administration fiscale peut analyser le centre des intérêts économiques. Une radiation du registre municipal ou un changement formel de domicile ne suffisent pas si les faits démontrent que le véritable centre de gestion reste en Espagne.

Régime spécial des impatriés ou “Loi Beckham”

Le régime spécial de l'article 93 de la Loi de l'IRPF permet à certaines personnes qui se déplacent en Espagne et y acquièrent la résidence fiscale d'opter pour une imposition selon des règles similaires à l'IRNR pendant l'année du déplacement et les cinq exercices suivants.

Ce régime peut être intéressant pour les travailleurs détachés, les professionnels hautement qualifiés, les entrepreneurs, certains administrateurs et quelques télétravailleurs internationaux, à condition que toutes les conditions soient remplies. Il ne s'agit pas d'un régime automatique ni applicable à tout étranger qui s'installe en Espagne.

L'option est communiquée via le Modèle 149, normalement dans les six mois suivant la date de début de l'activité indiquée dans l'affiliation à la Sécurité Sociale ou dans la documentation équivalente. Si le délai est dépassé, la possibilité d'adhérer au régime peut être perdue.

Situation Risque fiscal principal Que vérifier
Étranger vivant une partie de l'année à Majorque Dépasser 183 jours ou activer la présomption de résidence Jours réels, absences, certificat fiscal étranger et convention applicable
Nomade numérique Confondre résidence migratoire avec résidence fiscale IRPF, loi Beckham, source de revenus et activité réalisée depuis l'Espagne
Propriétaire non résident avec bien immobilier Oublier le modèle 210 ou l'imputation de revenus immobiliers Revenus locatifs, usage propre, délais et taux applicable
Entrepreneur qui se délocalise Que l'administration fiscale comprenne que le centre économique reste en Espagne Direction effective, clients, comptes, personnel et prise réelle de décisions

Obligations du résident fiscal en Espagne

Lorsqu'une personne est résidente fiscale en Espagne, ses obligations changent de manière substantielle. La plus importante est la déclaration annuelle de l'IRPF sur le revenu mondial, mais ce n'est pas la seule.

Évitez les sanctions et les problèmes avec l'Agence Tributaire. Chez Gestoría G1, nous vous aidons à déterminer votre résidence fiscale et à remplir toutes vos obligations, où que vous soyez.

Déclaration de l'IRPF sur le revenu mondial

Le résident fiscal doit déclarer en Espagne tous ses revenus mondiaux : salaires étrangers, pensions, dividendes, loyers de biens immobiliers situés hors d'Espagne, intérêts bancaires, plus-values, revenus professionnels et tout autre revenu obtenu au cours de l'exercice.

Si ces revenus ont déjà été imposés dans un autre pays, la déduction pour double imposition internationale ou ce qui est prévu dans la convention correspondante peut s'appliquer. Mais le fait d'avoir payé des impôts à l'étranger ne supprime pas l'obligation de déclarer correctement les revenus en Espagne.

Modèle 720 : biens et droits à l'étranger

Les résidents fiscaux en Espagne doivent présenter le Modèle 720 lorsqu'ils possèdent des biens ou des droits situés à l'étranger qui dépassent les limites légales par catégories. Les trois grandes catégories sont les comptes bancaires, les valeurs/droits/assurances/revenus, et les biens immobiliers ou droits sur des biens immobiliers situés hors d'Espagne.

La limite générale est de 50 000 euros par catégorie. Une fois la déclaration présentée, les années suivantes, elle n'est généralement à répéter que si la valeur de la catégorie déclarée augmente de plus de 20 000 euros par rapport à la dernière déclaration ou si des biens précédemment déclarés sont radiés ou annulés.

Une nuance importante : les personnes imposées sous le régime spécial des impatriés de l'article 93 ne sont pas tenues de présenter le Modèle 720 tant qu'elles sont correctement accueillies dans ce régime, car elles ne sont pas imposées en Espagne sur leur revenu mondial ordinaire. Il faut vérifier chaque cas avant de décider de ne pas le présenter.

Modèle 721 : monnaies virtuelles à l'étranger

Depuis la mise en place du Modèle 721, certains résidents fiscaux doivent déclarer les monnaies virtuelles détenues à l'étranger lorsque les conditions légales sont remplies. Il ne s'agit pas simplement de déclarer “n'importe quelle crypto”, mais d'examiner où elles sont conservées, qui détient les clés et s'il existe une obligation formelle de déclaration.

La casuistique des crypto-actifs est particulièrement délicate : exchange étranger, conservation propre, wallets, propriété réelle, soldes au 31 décembre et variations ultérieures. Une analyse incorrecte peut conduire aussi bien à une déclaration excessive qu'à un manquement à une obligation réelle.

Impôt sur le Patrimoine et autres impôts

La résidence fiscale peut également affecter l' Impôt sur le Patrimoine, l'Impôt Temporaire de Solidarité sur les Grandes Fortunes le cas échéant, l'Impôt sur les Successions et Donations et d'autres obligations déclaratives liées aux actifs financiers à l'étranger.

C'est pourquoi, avant de s'installer en Espagne ou de passer de longues périodes à Majorque, il convient de réaliser une révision patrimoniale complète. Le coût d'une bonne planification est généralement bien inférieur au coût d'une régularisation tardive.

Obligations du non-résident possédant des biens ou percevant des revenus en Espagne

Ne pas être résident fiscal en Espagne ne signifie pas être exempt d'obligations. Une personne non-résidente peut être amenée à payer des impôts ici sur les revenus obtenus sur le territoire espagnol via le Modèle 210.

Locations de biens immobiliers en Espagne

Si un non-résident loue un bien immobilier situé en Espagne, il doit déclarer les revenus dans l'IRNR. Les résidents fiscaux de l'Union européenne, d'Islande, de Norvège et du Liechtenstein sont généralement imposés à 19 % et peuvent déduire certaines dépenses liées au bien immobilier. Les autres contribuables sont imposés, en règle générale, à 24 %, normalement sur le revenu brut, sauf si la convention applicable en dispose autrement.

De plus, l'AEAT a introduit des changements récents dans le contenu et les délais du Modèle 210 pour les revenus imputés des biens immobiliers et les revenus des biens immobiliers loués ou sous-loués. À partir des faits générateurs affectés par la nouvelle réglementation, il est particulièrement important de vérifier si une déclaration groupée annuelle, une déclaration séparée ou la nouvelle ventilation des dépenses est applicable.

Biens immobiliers non loués : imputation de revenus

Un non-résident qui possède un logement en Espagne pour son usage personnel doit également déclarer un revenu imputé via le formulaire 210. Ce revenu est calculé, de manière générale, en appliquant 1,1% ou 2% de la valeur cadastrale, selon que la valeur a été révisée dans les conditions légalement prévues.

Cette obligation surprend de nombreux propriétaires étrangers à Majorque. Même si le logement ne génère pas de revenus réels, le fisc considère que la simple disponibilité du bien produit un revenu présumé soumis à imposition.

Représentant fiscal : quand est-il obligatoire

L'obligation de nommer un représentant fiscal en Espagne n'affecte pas de la même manière tous les non-résidents. La réglementation de l'IRNR exige un représentant dans des cas spécifiques, comme lorsqu'on opère via un établissement permanent, lorsqu'on obtient certains revenus ou lorsque l'administration l'exige en raison du montant ou des caractéristiques des revenus.

De plus, les représentants d'établissements stables et certains cas spécifiques peuvent assumer une responsabilité solidaire. Il n'est donc pas approprié de présenter le représentant fiscal comme une simple figure formelle ni d'affirmer de manière générique que tout propriétaire non-résident est toujours obligé de le nommer. Chaque cas doit être examiné en fonction du type de revenu et de la situation du contribuable.

Que se passe-t-il si l'administration fiscale détecte une résidence fiscale non déclarée

L'Agence des impôts dispose de plus en plus d'informations pour détecter les situations de résidence fiscale non déclarée. L'échange automatique d'informations internationales, les données bancaires, les registres immobiliers, les informations des plateformes, les cartes de crédit, les communications avec d'autres administrations et les demandes d'informations permettent de reconstituer la situation réelle du contribuable.

Si l'administration fiscale considère qu'une personne aurait dû être imposée en tant que résident fiscal en Espagne, elle peut engager une procédure de vérification et régulariser les exercices non prescrits. Normalement, cela peut concerner les quatre dernières années non prescrites, avec des intérêts de retard et d'éventuelles sanctions.

Lorsque le montant fraudé dépasse certains seuils, l'affaire peut prendre une dimension pénale. En Espagne, le délit contre l'administration fiscale exige, de manière générale, un montant fraudé supérieur à 120 000 euros par impôt et par exercice.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Confondre l'inscription au registre communal avec la résidence fiscale : le registre peut être un indice, mais ne détermine pas à lui seul la résidence fiscale.
  • Croire que la nationalité détermine le lieu d'imposition : un Allemand, un Britannique, un Français ou un Italien peut être résident fiscal espagnol s'il remplit les critères légaux.
  • Ne pas compter correctement les jours : les séjours répétés, les absences sporadiques et les preuves documentaires peuvent modifier le résultat.
  • Ignorer la convention de double imposition : chaque convention a des règles spécifiques et il ne faut pas appliquer une solution générique.
  • Ne pas déclarer les biens étrangers : les modèles 720 et 721 restent des obligations pertinentes lorsqu’ils s’appliquent.
  • Oublier le modèle 210 en tant que non-résident : de nombreux propriétaires étrangers pensent qu’ils n’ont pas à déclarer s’ils ne louent pas, mais un revenu imputé peut exister.
  • Demander tardivement la loi Beckham : le régime spécial est perdu s’il n’est pas communiqué dans les délais via le modèle correspondant.

Comment Gestoría G1 peut vous aider

Chez Gestoría G1 , nous analysons la résidence fiscale d'un point de vue pratique et documentaire. Nous ne nous limitons pas à compter les jours : nous examinons la situation personnelle, familiale, patrimoniale et économique du contribuable pour anticiper le critère que l'Administration fiscale pourrait appliquer.

Notre travail comprend l'étude des conventions de double imposition, la révision des modèles 210, 720 et 721, la planification préalable au déménagement en Espagne, la régularisation volontaire des exercices en suspens, le conseil aux propriétaires non résidents à Majorque et l'accompagnement face aux demandes de l'AEAT.

Nous intervenons en espagnol, anglais, allemand, français et italien, ce qui permet au client étranger de comprendre exactement quelles sont ses obligations en Espagne et quelles décisions il doit prendre pour éviter les risques.

Questions fréquentes sur la résidence fiscale en Espagne

Quand l'administration fiscale me considère-t-elle résident fiscal en Espagne ?+
L'administration fiscale peut vous considérer comme résident fiscal si vous séjournez plus de 183 jours en Espagne au cours de l'année civile, si vous y avez le centre principal de vos intérêts économiques ou si la présomption familiale s'active parce que votre conjoint et vos enfants mineurs à charge y résident.
Être résident fiscal signifie-t-il payer des impôts sur tout ce que je gagne dans le monde ?+
Oui. Le résident fiscal en Espagne est imposé sur son revenu mondial dans l'IRPF, bien qu'il puisse appliquer des déductions pour double imposition ou ce qui est prévu dans la convention correspondante pour éviter d'être imposé deux fois sur le même revenu.
L'inscription au registre municipal détermine-t-elle ma résidence fiscale ?+
Non. L'inscription au registre municipal peut être un indice, mais elle ne détermine pas à elle seule la résidence fiscale. Le fisc analyse la présence réelle, les intérêts économiques, la situation familiale et la documentation fiscale disponible.
Puis-je être résident fiscal dans deux pays à la fois ?+
Deux pays peuvent vous considérer comme résident selon leurs règles internes. Lorsqu'une convention de double imposition existe, des règles de départage s'appliquent pour déterminer dans quel État vous devez être traité comme résident aux fins de la convention.
Que se passe-t-il si je suis non-résident mais que je possède une maison à Majorque ?+
Vous devez vérifier vos obligations en matière d'IRNR. Si vous louez le bien, vous déclarez les revenus. Si vous le tenez à votre disposition et ne le louez pas, il peut exister un revenu immobilier imputé qui se déclare via le Modèle 210.
La loi Beckham évite-t-elle d'être résident fiscal en Espagne ?+
Pas exactement. Le régime spécial s'applique aux personnes qui acquièrent la résidence fiscale en Espagne, mais leur permet de payer des impôts selon des règles spéciales pendant une période limitée si elles remplissent les conditions et demandent l'option dans les délais.

Conclusion : la résidence fiscale se décide par les faits, non par les intuitions

La résidence fiscale en Espagne ne dépend pas de ce que le contribuable souhaite déclarer, mais des faits qui peuvent être prouvés : jours de présence, centre des intérêts économiques, situation familiale, certificat fiscal étranger, convention applicable et documentation disponible.

Pour les étrangers ayant un logement à Majorque, les nomades numériques, les retraités européens, les entrepreneurs qui voyagent constamment ou les propriétaires non résidents, un examen préventif peut éviter des sanctions, des régularisations et des conflits inutiles avec le fisc.

Chez Gestoría G1 , nous vous aidons à savoir si vous êtes résident fiscal en Espagne, quels formulaires vous devez présenter et comment organiser votre situation avant qu'elle ne devienne un problème. Nous analysons votre dossier en plusieurs langues et vous proposons une solution claire, légale et adaptée à votre réalité.

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Gestoría G1 est un cabinet spécialisé dans les services fiscaux, sociaux, juridiques et d’immigration, avec un bureau physique à Majorque et un service client dans toute l’Espagne. Nous travaillons avec des indépendants, des entreprises, des particuliers et des étrangers non résidents qui ont besoin de résoudre leurs obligations fiscales de manière claire et sécurisée.

Chaque situation fiscale est unique. Racontez-nous la vôtre et nous vous expliquerons exactement quels critères l’administration fiscale applique dans votre cas, sans jargon technique et dans votre langue.

Si vous avez des doutes sur votre résidence fiscale, si vous avez reçu une notification de l'administration fiscale ou si vous souhaitez planifier votre déménagement en Espagne avant de prendre des décisions, contactez Gestoría G1. Nous examinerons votre situation et vous indiquerons la voie la plus sûre pour respecter la réglementation espagnole sans surprises.

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